Le fondateur et président d'IMANI Africa, Franklin Cudjoe, a réagi à la décision de la Cour d'appel d'acquitter et de libérer l'ancienne directrice générale du Microfinance and Small Loans Centre (MASLOC), Sedina Tamakloe Attionu, exprimant ses inquiétudes quant à ce qu'il a décrit comme les répercussions sur la lutte contre la corruption au Ghana.
Dans une publication sur Facebook, M. Cudjoe a soutenu que le jugement pourrait envoyer un mauvais signal en suggérant que les responsables publics accusés de malversations pourraient échapper à la justice si leur parti politique revient au pouvoir.
Il s'est interrogé sur les implications plus larges de cette décision, suggérant qu'elle pourrait affaiblir la confiance du public dans les efforts visant à obliger les responsables publics à rendre des comptes.
« Vous pouvez voler, vous pouvez duper l'État, vous enfuir, vous faire extrader vers votre pays et quand votre parti est au pouvoir, vous serez libre. Sur ce, Ken Ofori-Atta toa so. Vis libre, vis pour toujours », a-t-il écrit.
Sa référence à l'ancien ministre des Finances Ken Ofori-Atta intervient à un moment où ce dernier fait toujours l'objet d'une enquête par l'Office of the Special Prosecutor (OSP) sur un certain nombre d'affaires très médiatisées.
Les commentaires de M. Cudjoe semblaient suggérer que la décision de la Cour d'appel pourrait avoir des répercussions plus larges sur la responsabilité dans d'autres affaires en cours.
Le président d'IMANI a en outre critiqué l'issue de l'affaire, la décrivant comme un revers pour les efforts de lutte contre la corruption dans le pays.
« ORAL vient de faire la danse des sorcières, deux pas en avant, quatre pas en arrière », a-t-il ajouté.
Les remarques de M. Cudjoe font suite à la décision unanime de la Cour d'appel d'annuler la peine de 10 ans de prison infligée à Mme Tamakloe Attionu, après avoir jugé que l'accusation n'avait pas prouvé sa culpabilité au-delà de tout doute raisonnable.
Le panel composé de trois juges, à savoir Justice Emmanuel Ankamah, Justice Emmanuel Senyo Amedahe et Justice Samuel Obeng-Diawuo, a acquitté et libéré l'ancienne directrice générale de MASLOC de tous les chefs d'accusation.
Mme Tamakloe Attionu avait été reconnue coupable par la Haute Cour d'Accra en avril 2024 de 78 chefs d'accusation, notamment de vol, de pertes financières causées à l'État, de blanchiment d'argent et de paiement inapproprié de fonds publics, et avait été condamnée à 10 ans de prison ferme assortis de travaux forcés.
Pendant ce temps, le procureur général et ministre de la Justice, le Dr Dominic Ayine, a annoncé que l'État ferait appel de la décision de la Cour d'appel devant la Cour suprême, insistant sur le fait que la décision repose sur des principes juridiques et la nécessité de faire respecter la responsabilité.




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