Une organisation de la société civile, Rights Accountability Network Africa (RANA), a appelé le Parlement à instaurer des normes globales de protection de l'enfance après que des remarques faites par le député d'Ahafo Ano South East, Yakubu Mohammed, à une élève du primaire lors d'une visite éducative ont suscité un débat public.
L'organisation affirme que cet incident a mis en lumière des lacunes dans la façon dont les institutions publiques protègent les enfants qui interagissent avec des dirigeants politiques et d'autres responsables publics.
Dans un communiqué, RANA a soutenu que le Parlement n'est pas seulement une chambre législative, mais aussi un espace citoyen régulièrement visité par des écoliers, des étudiants et des membres du public, ce qui rend nécessaires des mesures formelles de protection.
“Les enceintes du Parlement ne sont pas occupées par les seuls législateurs. Elles constituent un espace citoyen actif par lequel passent régulièrement des écoliers, des étudiants, des pétitionnaires, des personnes en situation de handicap et d'autres membres du public,” a déclaré le groupe.
Ces inquiétudes font suite à des propos tenus par le député lors d'une visite scolaire, où il a dit à une jeune élève : “Tu es très belle. Quand tu seras grande, je t'épouserai. Elle est donc ma femme.”
Bien que le député se soit excusé par la suite et ait expliqué que cette remarque était liée à une parenté à plaisanterie traditionnelle entre les communautés Mossi et Dagomba, RANA a estimé que les explications culturelles ne devaient pas l'emporter sur les préoccupations concernant les limites appropriées entre adultes et enfants.
L'organisation a déclaré que l'incident devrait déclencher des réformes institutionnelles plus larges plutôt que de se conclure par de simples excuses.
“Des excuses ne constituent pas une politique de protection,” a déclaré RANA, ajoutant que le Parlement doit clarifier s'il dispose de directives existantes sur la protection de l'enfance pour les visites scolaires et les engagements publics impliquant des mineurs.
Le groupe a demandé au Parlement de publier toute politique de protection existante, d'introduire une formation obligatoire pour les députés et le personnel en contact avec des enfants, d'établir des mécanismes de signalement et d'élaborer des règles claires sur des questions telles que la photographie, la confidentialité et la communication avec les mineurs.
RANA a également appelé le gouvernement à élaborer des normes minimales de protection de l'enfance au sein de toutes les institutions publiques, y compris les ministères, les agences, les assemblées locales et les programmes d'État impliquant des enfants.
L'organisation a maintenu que, bien que les excuses du député doivent être prises en compte, l'attention doit rester portée sur la protection de l'enfant et le fait de veiller à ce que les institutions créent des environnements plus sûrs pour les enfants.





Réponses (0)